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LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS....

 
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capucine02
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MessagePosté le: Mer 8 Sep 2010 - 16:42    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

Une vie...de chat, réfléchissez avant d'abandonner!
par Eyli Jezabel, mardi 7 septembre 2010, à 17:58


Cette histoire a été écrite pour tous ceux qui disent que ce n’est pas très grave d’abandonner un animal, pour ceux qui disent que la stérilisation n’est pas non d’une grande importance et pour ceux qui pensent qu’un animal est incapable de souffrance…


« J’ai ouvert les yeux sur ce monde un dimanche 1er mai, le ciel était bleu et le soleil me faisait mal aux yeux. J’ai cligné des yeux et j’ai hurlé, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.
Très vite, ma maman m’a ramené contre son ventre et m’a léché avec beaucoup d’énergie. Je me suis niché et j’ai bu avec beaucoup d’avidité, l’envie de vivre animait mon petit corps tremblotant.
J’ai découvert avec émerveillement que je n’étais pas seul, j’avais deux frères et une sœur tous différents avec de jolis couleurs.

Ma maman s’occupait beaucoup de nous et je me souviens avec émotion de mes premiers pas, hésitant sur mes pattes arquées, de mes premières peurs quand, poussé par la curiosité, je m’éloignais du panier et que maman n’était plus là pour me réconforter et pour m’encourager. Et la fois ou j’ai rencontré un miroir, j’ai aperçu un chaton que je ne connaissais pas et j’ai hérissé mes poils autant que j’ai pu…
Maman m’avait toujours dit de me méfier des inconnus.
Elle m’a vite rassurée et m’a expliqué en quoi consistait cette étrange magie. Je me suis approché doucement et j’ai contemplé mon reflet, quelle sensation étrange.
Mais j’étais déçu…
Mes frères et sœurs avaient tous de jolies couleurs et moi, rien du tout, j’étais tout noir, désespérément noir.

Maman m’a rassuré en me disant que ça n’avait pas d’importance, que ce qui comptait vraiment, c’est ce qu’on avait à l’intérieur du cœur et que gentil comme j’étais, je trouverais des maîtres adorables qui sauraient prendre soin de moi et me câliner.
Malheureusement, ma douce maman, tu ne pouvais pas savoir la suite de mon histoire, tu cherchais juste à me réconforter…

Les maîtres de maman me faisaient un peu peur, ils parlaient toujours très forts et ne restaient jamais avec nous. Le peu de fois où ils s’approchaient de nous, nous nous mettions à trembler et à gémir. Un jour, ma sœur a même donné un coup de dent mais elle a reçu un coup, elle a hurlé. Après, nous n’avons plus osé nous rebeller.

Mes frères et sœurs ont vite trouvés des nouveaux maîtres mais moi, personne ne me regardait et pourtant, si vous aviez vu mes pitreries pour attirer l’attention !
Pourtant, je restais totalement invisible et je sentais mon cœur se fissurait. Maman assistait au départ de ses enfants avec tristesse et je suis resté tout seul avec elle pour la réconforter.
Elle m’a expliqué que j’avais eu auparavant des grandes sœurs et des grands frères et qu’à chaque fois, son cœur avait saigné de les voir partir les uns après les autres, elle m’a dit qu’elle vieillissait et qu’elle se sentait de plus en plus fatiguée…
J’étais triste et je lui ai dis que je voulais rester avec elle pour toujours mais elle m’a contemplé d’un regard étrange et après un long silence, elle m’a dit que malheureusement, ses maîtres ne l’accepteraient pas.
Effectivement…

Le mois de Juillet est arrivé et j’étais toujours là mais je sentais le regard des maîtres s’attarder sur moi de plus en plus souvent. Pourtant, j’essayais de me faire très discret. Quelques jours plus tard, je les ai vu préparer des valises et j’ai compris qu’ils partaient en vacances.

Ils m’ont emmenés dans la voiture mais j’entendais maman hurler de rage, de colère, de frustration mais aussi de tristesse et de désespoir.
Je regardais les paysages défiler et nous sommes passés près d’un bois, mes maîtres ont ralentis et avant que je ne puisse réagir, ils m’ont jetés par la fenêtre. Je sens encore la douleur de ma chute sur le bitume, je sens encore mon sang chaud couler le long de ma patte…

J’ai hurlé et j’ai compris à ce moment là que j’étais maintenant seul dans ce monde, maman n’était plus là pour me réconforter.

Je me suis traîné sous un arbre et j’ai attendu mais personne n’est venu.
 J’étais toujours en train de gémir, de douleur mais aussi de peur, la nuit commençait à venir, jamais je n’étais sorti de la maison et je sursautais au moindre bruit.
Je me suis redressé péniblement, ma patte était douloureuse et marcher était pénible mais, j’ai ravalé mes larmes et j’ai continué à avancer sur le bord de la route.

Quelques voitures me klaxonnaient parfois mais personne ne s’arrêtait, je ne comprenais pas pourquoi. Je commençais à avoir soif et à avoir faim, je n’avais jamais connu les privations.
Dans la maison de mes maîtres, il y avait toujours une gamelle d’eau fraîche et une gamelle de croquettes.
J’ai quitté la route principale et je suis arrivée au bord d’un petit village, je me suis écroulé sous un peuplier et je me suis endormis.

Au petit matin, j’ai été réveillé par des enfants qui jouaient dans un jardin un peu plus loin et un élan de joie m’a traversé, je me suis dis qu’ils m’aideraient, qu’ils me donneraient peut être un peu à manger et rassemblant toute la volonté qu’il me restait, je me suis levé.
Ils m’ont vu arriver, et j’ai peut être du leur faire peur parce qu’ils m’ont jetés des cailloux. Je me suis arrêté, indécis, ne sachant plus quoi faire et là, je me suis aperçu qu’ils riaient…Moi qui pensait les avoir surpris, non, ils riaient au éclat et continuaient à me jeter ce qui leur tombait sous la main.
Je me suis éloigné à nouveau, à l’abri dans un fossé et je me suis allongé.

A quoi bon se battre ? Mais, en fermant les yeux, j’ai vu l’image de ma mère, de ses beaux yeux en amande qui me regardaient avec amour et je me suis dis qu’il fallait que je la retrouve.
Ma quête a duré des mois, je ne m’en étais pas rendue compte mais mes maîtres avaient du faire pas mal de route avant de se débarrasser de moi et mes petites pattes ne pouvaient pas m’emmener aussi vite que je l’aurais souhaité.
Ma patte a finit par cicatriser mais lorsque je marchais trop, je me mettais à boiter et elle redevenait douloureuse.
J’ai appris à survivre, je buvais dans les ruisseaux, dans les flaques d’eau, je mangeais la nuit dans les poubelles et parfois le soir, je me glissais sur un appui de fenêtre pour regarder à l’intérieur des maisons.
Parfois, je voyais des autres chats à l’intérieur en train de se faire câliner par leurs maîtres et je ne comprenais pas ce que j’avais fais pour mériter tous ces malheurs.

L’hiver est arrivé et j’ai découvert le froid et la neige. Quelle horreur ! Je me réfugiais dans des étables, dans des garages lorsque les portes restaient entrouvertes mais je me méfiais des hommes qui la plupart du temps essayaient de me frapper et me pourchassaient comme si j’avais la gale.

J’ai rencontré plusieurs de mes congénères avec qui j’ai sympathisé, leur vie n’était pas très facile non plus et on se racontait nos malheurs, serrés les uns contre les autres. Ca faisait du bien parfois de se sentir compris. Parfois, certains d’entre eux disparaissaient du jour au lendemain et là, certains amis m’ont parlés à voix basse des empoisonnements, des tirs au fusil et de personnes qui venaient parfois les capturer. On ne revoyait ensuite plus personne et mes poils se sont hérissés tout le long de mon corps.

Mais qui étaient donc vraiment ces êtres humains ? Pourquoi cherchaient ils à nous faire autant de mal ?

L’hiver passait trop lentement à mon goût mais je savais, je sentais que je n’étais plus très loin de la maison et un jour du mois de février, j’ai reconnus la jolie maison avec ses briques rouges. Je me suis approché à toute vitesse, mon cœur battait à se rompre et je me suis jeté sur l’appui de fenêtre du salon. A l’intérieur, personne…La fenêtre était restée ouverte, alors, je me suis faufilé à l’intérieur et à ma grande surprise, je n’ai pas retrouvé le panier de maman, ni les gamelles, pas même la litière. Je sentais encore son odeur mais de façon très diffuse, je ne comprenais plus rien.

Je suis sorti de la maison et en passant par le jardin du voisin, j’ai vu papy, un vieux chat dont maman m’avait déjà parlé. Il ne m’a pas reconnu tout de suite et il a même voulu me mordre.
Une fois rassuré, il m’a raconté les derniers mois écoulés. Après mon départ, maman est tombé malade, d’après Papy, elle ne voulait plus continuer à vivre comme ça et quelque chose s’était brisée en elle. Elle n’allait pas bien et elle attendait à nouveau des bébés. Un jour, les maîtres ont sortis la voiture et l’ont emmenés, maman n’est plus jamais revenu. Je ne saurais jamais ce qui s’est passé mais dans mon cœur, je sais qu’elle n’est plus et qu’elle a rejoint le paradis des animaux.
Plus rien n’avait de sens et là, j’ai décidé d’arrêter de me battre…

Deux jours plus tard, un monsieur m’a capturé et m’a mis dans une voiture avec d’autres chats, tout le monde hurlait mais moi, j’étais indifférent, je voulais mourir.
On m’a mis dans un endroit remplis d’autres animaux, un refuge, c’est comme ça qu’ils l’appellent. On a le gîte et le couvert et c’est un peu mieux que la rue mais il y a aussi des caïds qui essaient de faire la loi. Je me tenais à l’écart et très vite, j’ai refusé de m’alimenter. Tous les jours, je voyais des chats partir, certains avec des humains qui venaient les chercher, d’autres partaient avec la dame en blouse blanche…Je savais que mon tour arriverait bientôt mais j’étais décidé à regarder la mort en face.

Le 18 Février, la dame en blanc est venue me chercher mais à ce moment là, une jeune femme a attiré mon attention dans le hall, et nos regards se sont croisés. J’ai eu un choc, c’est la première fois que quelqu’un me regardait vraiment, moi, le pauvre chat noir boiteux.
Elle s’est avancée, a parlé à la dame et m’a prise dans ses bras tout en me parlant doucement. Nous ne nous sommes plus jamais quittés et alors que maintenant, je suis à l’approche de la fin de ma vie, je peux fermer les yeux et aller rejoindre ma mère qui m’attend là quelque part. »

Cette histoire est dédiée à tous ces chats malheureux qui ont un jour croisés ma route, ces regards remplis de tristesse qui imprègne parfois nos âmes
_________________
Plus j aime les chats et plus je m eloigne des humains qui m' apportent trop de souffrances et sont trop compliques a comprendre pour mon petit cerveau


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MessagePosté le: Mer 8 Sep 2010 - 16:42    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 8 Sep 2010 - 19:54    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant



Malheureusement, c'est la triste réalité pour certains animaux.
C'est abominable, ça et toutes les autres atrocités que l'on découvre chaque jour.
Il faut que l'on se battent pour nos amis les animaux, chats, chiens, vaches, souris, pigeons....tous.
Il faudrait que les gens arrêtent de se regarder le nombril et ouvrent leur coeur, prennent conscience de la sensibilité des animaux.


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camino99
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MessagePosté le: Jeu 9 Sep 2010 - 10:25    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

c est peut etre une partie de la vie de mon chat que j ai trouvé dans un fossé ?vu son etat il a du etre balancé par la portiere et atterrir dans le fossé ,appartenait il à une mamy avant dans un appart ?il n avait pas fugué car ses coussinets etaient intacts et apres j ai bien vu qu il n avait pas l habitude de marcher sur l herbe.

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MessagePosté le: Jeu 9 Sep 2010 - 11:08    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

c'est une histoire triste mais tellement vrai
hélas nous ne sommes pas assez nombreux pour gagner le combat  


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camino99
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MessagePosté le: Jeu 9 Sep 2010 - 12:40    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

toutes ses histoires sont tristes ,à vous remuer les tripes ,helas elles ne sont lues que par ceux qui sont deja convaincus .
j ai lu plusieurs histoires comme celle ci ,sur le site de "la maison de l espoir retrouvé",il y a plusieurs années et aussi sur le site "au bonheur des chats et des enfants";


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capucine02
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MessagePosté le: Jeu 9 Sep 2010 - 12:55    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

Oui, je suis d accord avec vous..il faut tenir ..et continuer le combat pour tous nos petits amis..chats ..chiens..lapins..et bien d autres..

tous ont le meme droit de vivre que nous..sur cette terre..!!!!!!!
Donnons nous la main...

Merci
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camino99
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MessagePosté le: Jeu 9 Sep 2010 - 16:03    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

surtout les lapins .il suffit de se renseigner sur les conditions d elevage du lapin en cage .faites aussi un tour sur le site de L214.et puis tant d autres horreurs que l on decouvre quand on "creuse" un peu les origines de nos aliments d origine animale .il y a un magazine qui est bien aussi :Vegmag .si quelqu un du forum le connait ,
bon avec tous les sites que je cite .....on ne va plus avoir le temps d aller sur le forum !!!
mais non je blague ,cela permet de connaitre le combat des autres assocs ,sur l214,j ai acheté plusieurs de leur cahiers .
bon ,je vais en ville ,je vais voir pour le germe de blé.


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capucine02
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MessagePosté le: Lun 3 Jan 2011 - 13:20    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

Une vie...de chat, réfléchissez avant d'abandonner!
par
Eyli Jezabel, mardi 7 septembre 2010, à 17:58


Cette histoire a été écrite pour tous ceux qui disent que ce n’est pas très grave d’abandonner un animal, pour ceux qui disent que la stérilisation n’est pas non d’une grande importance et pour ceux qui pensent qu’un animal est incapable de souffrance…


« J’ai ouvert les yeux sur ce monde un dimanche 1er mai, le ciel était bleu et le soleil me faisait mal aux yeux. J’ai cligné des yeux et j’ai hurlé, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.
Très vite, ma maman m’a ramené contre son ventre et m’a léché avec beaucoup d’énergie. Je me suis niché et j’ai bu avec beaucoup d’avidité, l’envie de vivre animait mon petit corps tremblotant.
J’ai découvert avec émerveillement que je n’étais pas seul, j’avais deux frères et une sœur tous différents avec de jolis couleurs.

Ma maman s’occupait beaucoup de nous et je me souviens avec émotion de mes premiers pas, hésitant sur mes pattes arquées, de mes premières peurs quand, poussé par la curiosité, je m’éloignais du panier et que maman n’était plus là pour me réconforter et pour m’encourager. Et la fois ou j’ai rencontré un miroir, j’ai aperçu un chaton que je ne connaissais pas et j’ai hérissé mes poils autant que j’ai pu…
Maman m’avait toujours dit de me méfier des inconnus.
Elle m’a vite rassurée et m’a expliqué en quoi consistait cette étrange magie. Je me suis approché doucement et j’ai contemplé mon reflet, quelle sensation étrange.
Mais j’étais déçu…
Mes frères et sœurs avaient tous de jolies couleurs et moi, rien du tout, j’étais tout noir, désespérément noir.

Maman m’a rassuré en me disant que ça n’avait pas d’importance, que ce qui comptait vraiment, c’est ce qu’on avait à l’intérieur du cœur et que gentil comme j’étais, je trouverais des maîtres adorables qui sauraient prendre soin de moi et me câliner.
Malheureusement, ma douce maman, tu ne pouvais pas savoir la suite de mon histoire, tu cherchais juste à me réconforter…

Les maîtres de maman me faisaient un peu peur, ils parlaient toujours très forts et ne restaient jamais avec nous. Le peu de fois où ils s’approchaient de nous, nous nous mettions à trembler et à gémir. Un jour, ma sœur a même donné un coup de dent mais elle a reçu un coup, elle a hurlé. Après, nous n’avons plus osé nous rebeller.

Mes frères et sœurs ont vite trouvés des nouveaux maîtres mais moi, personne ne me regardait et pourtant, si vous aviez vu mes pitreries pour attirer l’attention !
Pourtant, je restais totalement invisible et je sentais mon cœur se fissurait. Maman assistait au départ de ses enfants avec tristesse et je suis resté tout seul avec elle pour la réconforter.
Elle m’a expliqué que j’avais eu auparavant des grandes sœurs et des grands frères et qu’à chaque fois, son cœur avait saigné de les voir partir les uns après les autres, elle m’a dit qu’elle vieillissait et qu’elle se sentait de plus en plus fatiguée…
J’étais triste et je lui ai dis que je voulais rester avec elle pour toujours mais elle m’a contemplé d’un regard étrange et après un long silence, elle m’a dit que malheureusement, ses maîtres ne l’accepteraient pas.
Effectivement…

Le mois de Juillet est arrivé et j’étais toujours là mais je sentais le regard des maîtres s’attarder sur moi de plus en plus souvent. Pourtant, j’essayais de me faire très discret. Quelques jours plus tard, je les ai vu préparer des valises et j’ai compris qu’ils partaient en vacances.

Ils m’ont emmenés dans la voiture mais j’entendais maman hurler de rage, de colère, de frustration mais aussi de tristesse et de désespoir.
Je regardais les paysages défiler et nous sommes passés près d’un bois, mes maîtres ont ralentis et avant que je ne puisse réagir, ils m’ont jetés par la fenêtre. Je sens encore la douleur de ma chute sur le bitume, je sens encore mon sang chaud couler le long de ma patte…

J’ai hurlé et j’ai compris à ce moment là que j’étais maintenant seul dans ce monde, maman n’était plus là pour me réconforter.

Je me suis traîné sous un arbre et j’ai attendu mais personne n’est venu.
 J’étais toujours en train de gémir, de douleur mais aussi de peur, la nuit commençait à venir, jamais je n’étais sorti de la maison et je sursautais au moindre bruit.
Je me suis redressé péniblement, ma patte était douloureuse et marcher était pénible mais, j’ai ravalé mes larmes et j’ai continué à avancer sur le bord de la route.

Quelques voitures me klaxonnaient parfois mais personne ne s’arrêtait, je ne comprenais pas pourquoi. Je commençais à avoir soif et à avoir faim, je n’avais jamais connu les privations.
Dans la maison de mes maîtres, il y avait toujours une gamelle d’eau fraîche et une gamelle de croquettes.
J’ai quitté la route principale et je suis arrivée au bord d’un petit village, je me suis écroulé sous un peuplier et je me suis endormis.

Au petit matin, j’ai été réveillé par des enfants qui jouaient dans un jardin un peu plus loin et un élan de joie m’a traversé, je me suis dis qu’ils m’aideraient, qu’ils me donneraient peut être un peu à manger et rassemblant toute la volonté qu’il me restait, je me suis levé.
Ils m’ont vu arriver, et j’ai peut être du leur faire peur parce qu’ils m’ont jetés des cailloux. Je me suis arrêté, indécis, ne sachant plus quoi faire et là, je me suis aperçu qu’ils riaient…Moi qui pensait les avoir surpris, non, ils riaient au éclat et continuaient à me jeter ce qui leur tombait sous la main.
Je me suis éloigné à nouveau, à l’abri dans un fossé et je me suis allongé.

A quoi bon se battre ? Mais, en fermant les yeux, j’ai vu l’image de ma mère, de ses beaux yeux en amande qui me regardaient avec amour et je me suis dis qu’il fallait que je la retrouve.
Ma quête a duré des mois, je ne m’en étais pas rendue compte mais mes maîtres avaient du faire pas mal de route avant de se débarrasser de moi et mes petites pattes ne pouvaient pas m’emmener aussi vite que je l’aurais souhaité.
Ma patte a finit par cicatriser mais lorsque je marchais trop, je me mettais à boiter et elle redevenait douloureuse.
J’ai appris à survivre, je buvais dans les ruisseaux, dans les flaques d’eau, je mangeais la nuit dans les poubelles et parfois le soir, je me glissais sur un appui de fenêtre pour regarder à l’intérieur des maisons.
Parfois, je voyais des autres chats à l’intérieur en train de se faire câliner par leurs maîtres et je ne comprenais pas ce que j’avais fais pour mériter tous ces malheurs.

L’hiver est arrivé et j’ai découvert le froid et la neige. Quelle horreur ! Je me réfugiais dans des étables, dans des garages lorsque les portes restaient entrouvertes mais je me méfiais des hommes qui la plupart du temps essayaient de me frapper et me pourchassaient comme si j’avais la gale.

J’ai rencontré plusieurs de mes congénères avec qui j’ai sympathisé, leur vie n’était pas très facile non plus et on se racontait nos malheurs, serrés les uns contre les autres. Ca faisait du bien parfois de se sentir compris. Parfois, certains d’entre eux disparaissaient du jour au lendemain et là, certains amis m’ont parlés à voix basse des empoisonnements, des tirs au fusil et de personnes qui venaient parfois les capturer. On ne revoyait ensuite plus personne et mes poils se sont hérissés tout le long de mon corps.

Mais qui étaient donc vraiment ces êtres humains ? Pourquoi cherchaient ils à nous faire autant de mal ?

L’hiver passait trop lentement à mon goût mais je savais, je sentais que je n’étais plus très loin de la maison et un jour du mois de février, j’ai reconnus la jolie maison avec ses briques rouges. Je me suis approché à toute vitesse, mon cœur battait à se rompre et je me suis jeté sur l’appui de fenêtre du salon. A l’intérieur, personne…La fenêtre était restée ouverte, alors, je me suis faufilé à l’intérieur et à ma grande surprise, je n’ai pas retrouvé le panier de maman, ni les gamelles, pas même la litière. Je sentais encore son odeur mais de façon très diffuse, je ne comprenais plus rien.

Je suis sorti de la maison et en passant par le jardin du voisin, j’ai vu papy, un vieux chat dont maman m’avait déjà parlé. Il ne m’a pas reconnu tout de suite et il a même voulu me mordre.
Une fois rassuré, il m’a raconté les derniers mois écoulés. Après mon départ, maman est tombé malade, d’après Papy, elle ne voulait plus continuer à vivre comme ça et quelque chose s’était brisée en elle. Elle n’allait pas bien et elle attendait à nouveau des bébés. Un jour, les maîtres ont sortis la voiture et l’ont emmenés, maman n’est plus jamais revenu. Je ne saurais jamais ce qui s’est passé mais dans mon cœur, je sais qu’elle n’est plus et qu’elle a rejoint le paradis des animaux.
Plus rien n’avait de sens et là, j’ai décidé d’arrêter de me battre…

Deux jours plus tard, un monsieur m’a capturé et m’a mis dans une voiture avec d’autres chats, tout le monde hurlait mais moi, j’étais indifférent, je voulais mourir.
On m’a mis dans un endroit remplis d’autres animaux, un refuge, c’est comme ça qu’ils l’appellent. On a le gîte et le couvert et c’est un peu mieux que la rue mais il y a aussi des caïds qui essaient de faire la loi. Je me tenais à l’écart et très vite, j’ai refusé de m’alimenter. Tous les jours, je voyais des chats partir, certains avec des humains qui venaient les chercher, d’autres partaient avec la dame en blouse blanche…Je savais que mon tour arriverait bientôt mais j’étais décidé à regarder la mort en face.

Le 18 Février, la dame en blanc est venue me chercher mais à ce moment là, une jeune femme a attiré mon attention dans le hall, et nos regards se sont croisés. J’ai eu un choc, c’est la première fois que quelqu’un me regardait vraiment, moi, le pauvre chat noir boiteux.
Elle s’est avancée, a parlé à la dame et m’a prise dans ses bras tout en me parlant doucement. Nous ne nous sommes plus jamais quittés et alors que maintenant, je suis à l’approche de la fin de ma vie, je peux fermer les yeux et aller rejoindre ma mère qui m’attend là quelque part. »

Cette histoire est dédiée à tous ces chats malheureux qui ont un jour croisés ma route, ces regards remplis de tristesse qui imprègne parfois nos âmes
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MessagePosté le: Lun 3 Jan 2011 - 22:17    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS.... Répondre en citant

bien triste mais c est bien réel et si il n y avais des gens comme nous il en aurait encore des malheureux ,je suis  entrain d écrire et j ai les larmes aux yeux avec ce récit ,et Adonis est sur mes genoux et à eu le meme parcours que ce pauvre petit chat mais pas le refuge vu que je l ai trappé et garder car je ne concois pas l euthanasie d innocents  car ici les refuges sont bondés.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:36    Sujet du message: LA TRISTE VIE DE NOMBREUX CHATS...ET CHIENS....

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